La cérémonie en hommage à Eugène Chavant s’est déroulée le 25 janvier devant le monument qui rappelle le souvenir de celui qui fut le chef civil du Vercors. Pour la première fois, elle avait lieu en l’absence de Daniel Huillier.
Cérémonie particulière, que celle du 57e anniversaire de la disparition d’Eugène Chavant. C’était en effet le premier rendez-vous commémoratif qui se tenait en l’absence de Daniel Huillier, président de l’association des Pionniers du Vercors, qui nous a quittés le 24 décembre denier.
Daniel Huillier auquel Pierre Buisson, qui lui succède à la présidence de l’association, ne manquait pas de rendre hommage. « Daniel effectuera le plus long mandat qui soit à la tête de l’association et conduira la mutation indispensable à la pérennité de cette dernière ; Il ne cessera de transmettre et d’honorer j’ai eu la chance de connaître et d’apprécier cet homme de caractère qui m’a beaucoup appris », disait-il.

La cérémonie s’est déroulée devant le monument de la place Valentin Haüy, qui rappelle l’engagement d’Eugène Chavant. Elle a eu lieu en présence de Mme Cléry-Barrault, directrice départementale de l’ONaCVG, représentant madame la préfète de l’Isère ; Natalie Bérenger, conseillère régionale, représentant le président ; un représentant du général commandant du Groupement de gendarmerie de l’Isère ; Éric Piolle, maire de Grenoble, ville Compagnon de la Libération ; Philippe Pasteur, président du tribunal de commerce de Grenoble et des Grenoblois venus saluer la mémoire du chef de la résistance dans le Vercors.

Dans son allocution, Pierre Buisson rappelait le parcours de celui qui fut le chef civil du Vercors. Maire de Saint-Martin-d’Hères, il est démis de ses fonctions par le gouvernement de Vichy en février 1941 . « Combattant de l’ombre au début de la seconde guerre mondiale, il participe au mouvement Franc- Tireur en 1942 sous le pseudonyme de « Clément » et devient le chef civil du maquis du Vercors en septembre 1943 après l’arrestation d’Aimé Pupin ou il déploie une importante activité dans l’accueil des réfractaires au STO pour l’hébergement et le ravitaillement. »
Pierre Buisson rappelait sa proclamation, les 3 et 14 juillet 44, de la République du Vercors et notait qu’Eugène Chavant « n’hésite pas à critiquer Alger, s’estimant abandonné ».

Le président de l’association des Pionniers du Vercors se souvenait que « Le 5 novembre lors de la visite du Général de Gaulle à Grenoble, ce dernier lui remet la Croix de la Libération, et Le 20 novembre, un décret du Général de Gaulle le faisait Compagnon de la Libération » pour ensuite rappeler qu’Eugène Chavant fut le premier président de l’amicale devenue Association des pionniers et combattant volontaires du maquis du Vercors : Jusqu’à son décès, en janvier 1969, Eugène Chavant présidera cette association qui évoluera ensuite au fil des années sous la présidence de six anciens maquisards ayant participé aux combats du Vercors ».

